LE MÉDIATEUR PROFESSIONNEL
Un métier méconnu … qui sert de pont entre les gens

Le médiateur professionnel est soumis à un code national de déontologie  avec trois principes: la liberté, la confidentialité, y compris à l’égard du juge, et l’impartialité. Ce tiers facilitateur a pour mission d’instaurer un climat de respect mutuel et de sécurité pour chacun. A la différence du conciliateur ou de l’arbitre, le médiateur n’a aucun pouvoir de décision. Le médiateur traite le conflit entre les personnes et non le litige juridique. C’est un professionnel de la communication. Le médiateur crée un espace de confiance et de parole qui favorise les échanges et permet un réel dialogue. Il s’assure de l’adhésion des parties à la médiation et est garant du processus. Il satisfait aux conditions légales (honneur, probité, qualification, expérience et indépendance). Ayant suivi une formation spécifique, le médiateur est rétribué selon des modalités préalablement déterminées. Selon que la médiation est conventionnelle ou judiciaire, la rémunération est fixée soit d’un commun accord, soit par le juge. Elle peut être forfaitaire ou calculée en fonction du temps passé. Le médiateur ne rédige pas de rapport. Le cas échéant, l’avocat aide à formaliser l’accord. La comédiation est une médiation conduite par deux médiateurs, parfois plus en cas de médiation collective. Cela permet un double regard, plus d’écoute pour plus de pertinence et un enrichissement des réponses par des points de vue différents.
Il existe différentes formations possibles à la médiation menant à des diplômes universitaires ou à des certificats de compétence ou d’aptitude. Ce qui importe, c’est un nombre minimum d’heures (+ de 120 heures) sur un laps de plusieurs mois ainsi qu’une diversité d’intervenants à la fois dans leur origine et dans leur domaine. La théorie est une chose, la pratique en est une autre, d’où la nécessité de jeux de rôle puis de stage et ensuite de continuer à pratiquer. Le seul diplôme national est le diplôme d’Etat de médiateur familial (DEMF) créé en 2004 qui comprend un cursus d’environ 600 heures sur deux ans avec un stage pratique de 105 heures.

L’Association Nationale des Médiateurs (ANM   www.anm-mediation.com) a défini en interne des critères pour distinguer les médiateurs présentant un minimum de garanties, ce qui ne préjuge pas de la qualité de leur action ou de leur compétence:
– avoir pris l’engagement de respecter le Code national de déontologie,
– avoir déjà suivi un minimum de 120 heures de formation à la médiation (formation initiale et formations continues),
– continuer à suivre 20 heures de formation continue, ou plus, par an,
– avoir déjà réalisé au moins 20 médiations depuis le début de son activité de médiateur et un minimum de 4 médiations par an,
– participer à un groupe d’analyse de la pratique à raison d’un minimum de 14 heures par an (4 séances de 3 h30),
– présenter un extrait de casier judiciaire vierge,
– être assuré pour son activité de médiateur.